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Communication

Faculty Newsletter #6 - Profs & Staff

01 janvier 2018
Travailler dans l’ombre… pour une mise en lumière !

Leur travail pour la recherche ? « Pitcher les articles et expertises de recherche pour faire du push auprès des médias ». Dans le jargon des relations presse, ça signifie adapter les contenus des articles de recherche afin d’optimiser leur essaimage dans la presse généraliste. Focus sur les relations presse, au cœur de la Direction de la Communication.

Au service des relations presse d’Audencia, une partie du travail d’Axelle Chevy et Marina Normand consiste à jouer les facilitatrices entre les directions éditoriales de la presse, et les chercheurs qui souhaitent vulgariser leurs travaux. Elles cultivent quotidiennement leurs relations avec les journalistes, notamment en récupérant les calendriers éditoriaux et en s’informant sur les sujets d’actualité, afin de proposer le bon sujet au bon moment. Au fil du temps, l’école et ses chercheurs sont ainsi clairement identifiés comme experts, et ce sur des thèmes dont les médias sont friands.

L’affaire Weinstein fin 2017 est un exemple emblématique. Christine Naschberger, professeur en Ressources humaines, a répondu à plusieurs interviews et publié des tribunes à ce sujet, notamment sur la façon dont sont formés les étudiants d’Audencia pour réagir à des situations de harcèlement. Au passage, l’Ecole réaffirme ainsi ses valeurs, en se plaçant au cœur de la société.

D’autres sujets porteurs ? Un article sur les cyberattaques, par Bertrand Venard, un autre sur l’entrepreuneuriat familial, par Miruna Radu Lefebvre, ou plus récemment sur le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), par Caroline Lancelot Miltgen, ou même des commentaires de Iordanis Kalaitzoglou dans la presse russe sur l’extraction minière dans l’espace !  Dans tous les cas, les journalistes ont besoin de la caution de l’expert. Pour ce faire, Axelle attire l’attention des médias pour mettre l’Ecole dans la lumière.

Les points de vue alternatifs, surprenants sont aussi très prisés. Par exemple, parmi les nombreux résultats d’une enquête menée par Nicolas Arnaud et Thibaut Bardon à propos des cadres, un chiffre ressort : 80% des salariés n’aspirent pas à devenir managers. En voilà un chiffre éloquent, et « vendable » auprès des journalistes ! Le buzz a fonctionné et l’information a été reprise de nombreuses fois, et par des grands médias nationaux. Même effet boule de neige avec le cycle de formation #Négotraining.

Mais il faut savoir s’adapter aux exigences des journalistes : « un communiqué de presse, c’est un outil d’information ! Que cherche le journaliste ? Lui n’a pas besoin de parler de l’école, ni même parfois malheureusement du professeur, et encore moins des nombreux partenaires, c’est le sujet qui l’intéresse pour son papier. Nous faisons de la communication, le journaliste fait de l’information ».

Axelle évoque aussi la partie sombre des relations presse : « Je prends rendez-vous avec un professeur, je m’approprie le sujet, je rédige un pitch soigné, éventuellement je le traduis en anglais, mais tout ça sans aucune garantie de résultat ! Je maîtrise la communication que nous choisissons de faire - le communiqué de presse - mais je ne maîtrise pas le résultat final : ni la façon dont le journaliste s’empare du sujet, ni même l’éventualité qu’il s’en empare. Nous sommes au cœur des activités de l’école, c'est passionnant, mais il y a des sujets qui n’intéressent pas les journalistes : c’est le revers de la médaille car dans ces cas-là, notre travail est invisible. ».

Et que faut-il faire pour être plus présents dans la presse ? « J’encourage les professeurs à se référencer sur les bases de données d’experts (Expertes.fr), et à être contributeurs pour des sites de vulgarisation de la recherche,  comme Forbes, Huffington Post, The Conversation, Slate, Journal du Net, etc. ». Pour les professeurs souhaitant développer les « retombées presse » de leurs travaux de recherche, les tribunes écrites sur ces sites peuvent démultiplier leur impact, car d’autres médias nationaux plus « installés » peuvent les relayer, notamment la presse écrite nationale.  

En quelques clics, les professeurs peuvent aussi copier-coller leur tribune déjà publiée sur LinkedIn Pulse, qui est devenu un média à part entière et peut générer des dizaines de milliers de vues. Pour aider les professeurs, « nous proposons aussi à ceux qui manquent de temps de les interviewer et de rédiger les articles à leur place. Ils n’ont plus qu’à nous faire leurs retours ensuite, ce qui prend beaucoup moins de temps que de partir d’une page blanche » Et de rappeler : « Démocratiser la recherche, ça ne passe pas que par des tribunes. Nous pouvons proposer un sujet aux médias sous forme d’interview. Pour le professeur, ça ne prend que 20 à 30 mn et ça ne nécessite pas de préparation en amont. Le journaliste doit faire court. Il a donc besoin de ne retenir que l’essentiel, et donc d’une information bien plus simplifiée que tout ce qu’un professeur connaît sur le sujet ». 

A bon entendeur …


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